Le père Alexis (Dumond), aumônier orthodoxe de la Légion Etrangère
Le site «Pravoslavie.ru» publie le 14 août un entretien de Svetlana Boukharina avec le hiéromoine Alexis (Dumond), diocèse de Chersonèse, patriarcat de Moscou.

Le père Alexis, bilingue franco-russe, a été il y a trois ans accrédité par le Ministère de la défense en tant qu’aumônier orthodoxe de la Légion Étrangère. Cette formation est apparue dans l’armée française en 1831 à l’époque de la colonisation de l’Algérie.

Il serait simplifiant de considérer les étrangers et les Français qui s’engagent dans ces régiments d’élite comme des mercenaires. Ce sont des volontaires, ils sont actifs dans toutes les opérations du maintien de la paix conduites par l’ONU et l’OTAN, ils sont à la défense des faibles et des démunis. La solde qu’ils perçoivent est modeste, mais à la fin de leur engagement les légionnaires sont naturalisés français.

Des représentants de 138 ethnies servent dans ces unités. Les orthodoxes, russes, ukrainiens, biélorusses, roumains, bulgares, serbes, géorgiens, abkhazes, ossètes, grecs constituaient en 2003 plus de 40% du contingent.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 15 Août 2009 à 11:16 | 5 commentaires | Permalien

Préserver l'unité de l'Orthodoxie
Nous avons souligné à plusieurs reprises sur ce forum les efforts déployés pour préserver l'unité de l'orthodoxie entrepris par l'Église russe. Il devient en effet de plus en plus évident que notre Église, présente sur les cinq continents et représentant plus de la moitié de toute l'Orthodoxie, en est un élément essentiel, "l'objectif du patriarche Cyrille, en renouant et reconstituant les liens interrompus, c'est de faire comprendre au plus grand nombre que l'Église porte au monde un message qui sauve et unifie" écrit le 6 aout Mgr Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures, dans une interview. Après avoir rappelé les difficultés des 10 dernières années, au cours desquels "on a cassé beaucoup de bois entre Orthodoxes…" (et il cite l'Estonie comme un très mauvais exemple) il parle des deux premiers voyages du patriarche Cyrille à l'étranger et il me semble que son éclairage de la conférence de Chambesy (cf. note dédiée) va dans le même sens.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 12 Août 2009 à 09:35 | 16 commentaires | Permalien

Dans le quotidien français La Croix, un article du père Michel Kubler revient sur la suppression en 1946 de l'Église gréco-catholique (uniate) en Ukraine, voulue par Staline. La plus grande partie de cette Église fut annexée de force au patriarcat de Moscou. Une opération analogue aboutira, en 1948, à l’intégration de force de l’Église gréco-catholique de Transylvanie dans le patriarcat orthodoxe de Roumanie.

La découverte d’une lettre de Khrouchtchev au maître du Kremlin confirme de vieux soupçons.

On soupçonnait depuis longtemps la main du Kremlin derrière les manœuvres qui aboutirent en 1946 à la suppression de l’Église gréco-catholique d’Ukraine (1). Cette communauté de plusieurs millions de fidèles, dont le lien avec le Vatican était perçu comme un danger, fut alors intégrée de force, dans l’Église orthodoxe, au terme d’une parodie de synode à Lvov. Celui-ci, manipulé par Moscou, vota le « retour » à l’Église dont les « uniates » s’étaient séparés depuis l’union avec Rome votée à Brest-Litovsk en 1596. Il n’y eut cependant que 30 % de son clergé à accepter de rejoindre le Patriarcat de Moscou. Quelque 10 % des prêtres fondèrent une Église clandestine, 10 % partirent en exil.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 11 Août 2009 à 14:47 | 1 commentaire | Permalien

Mgr Hilarion: Chambésy et les problèmes de la diaspora
Le numéro d’août de la Revue du patriarcat de Moscou ("Journal Moskovskoj Patriarkhiï") publie une longue interview avec l’archevêque Hilarion, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou.

En voici quelques extraits :

Les problèmes de la diaspora orthodoxe ont été parmi ceux qui ont le plus occupé la récente rencontre panorthodoxe de Chambésy. Pourquoi ?

- Il avait été prévu que quatre sujets, d’ailleurs liés entre eux, seront prioritaires dans l’ordre du jour de la rencontre : la diaspora orthodoxe, l’autocéphalie et les modalités de son octroi, l’autonomie et son octroi, les diptyques qui déterminent l’ordre dans lequel sont mentionnés les primats des Églises orthodoxes. Il fut ultérieurement décidé de consacrer la rencontre panorthodoxe à l’examen de la question la plus difficile et épineuse de cette liste, celle de la diaspora. La commission orthodoxe préconciliaire s’était réunie en 1990 et 1993 tandis qu’une conférence consacrée à la diaspora a réuni en 1995 de nombreux spécialistes du droit canoniqu. Par la suite, la discussion fut interrompue car des difficultés étaient survenues dans les relations entre le patriarcat de Constantinople et celui de Moscou, difficultés dues à la mise en place en Estonie d’une juridiction ecclésiale parallèle dépendante de Constantinople.

La préparation du concile panorthodoxe a repris après la rencontre à Istanbul, en octobre 2008, des primats des Églises orthodoxes et des représentants des Églises orthodoxes locales. Il fut décidé de confier l’examen des problèmes de la diaspora à la prochaine session de la conférence préconciliaire. Le règlement de ces problèmes revêt une importance particulière pour un meilleur témoignage orthodoxe et une mission plus efficace dans de nombreuses régions du monde.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 10 Août 2009 à 18:28 | 11 commentaires | Permalien

Identité religieuse en Russie
Le site Orthodoxie.com propose un sondage publié par InfoCatho sur l'identité religieuse en Russie.

Un récent sondage révèle que 72,6% des habitants de la Fédération de Russie doit être considérée comme orthodoxe, mais seulement de 3% d'entre eux vont à l'église chaque semaine, selon un récent sondage.

Les chiffres montrent que 72,6% des personnes interrogées déclarant orthodoxes et seulement 7,3% affirment être athée. Les proportions de ceux qui se disent appartenir à d'autres confessions religieuses sont de 1, 2%, pour le catholicisme tandis que le judaïsme, l'islam et le bouddhisme recueillent 6,3% des réponses.

La recherche du Centre Levada montre que parmi ceux qui se considèrent orthodoxes seulement 42% disent croire en Dieu "sans condition". L'étude note également que 55% de ces croyants déclarent fréquenter l'église à l'occasion des grandes fêtes, tandis que 12% disent ne jamais aller à l'église.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 10 Août 2009 à 14:53 | 0 commentaire | Permalien

Le patriarche de Moscou se rend aux Solovki
Le prochain déplacement hors Moscou du patriarche Cyrille est prévu pour les 20-22 août. Il se rendra dans les monastères et ermitages de l’archipel des îles Solovki, haut lieu du martyr des peuples de la Russie dans les années vingt et trente du siècle dernier. Basile Goundïaev, grand-père de Cyrille I, a souffert dans ces camps de concentration pour avoir fondé une école orthodoxe du dimanche.

Parmi les déportés de ces camps, les premiers crées sous Lénine, le philosophe Florensky, l’académicien Serge Likhatchev, l’écrivain Oleg Volkov…

En août 2007 un grand crucifix y fut béni dans le monastère de la Transfiguration et solennellement transporté à Moscou pour être érigé au « polygone » de Boutovo, lieu où des dizaines de milliers de victimes de la vague de terreur de 1937-1938 furent exécutées.

En novembre 2008, une délégation de l'Église catholique de France, conduite par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a visité le monastère de Solovki pour rendre hommage aux martyrs chrétiens.
Rédigé par équipe de rédaction le 9 Août 2009 à 14:34 | 5 commentaires | Permalien

Un patriarche voyageur
Le Pape Jean-Paul II avait marqué l'Église catholique par ses nombreux déplacements pastoraux. Il semble bien que le patriarche Cyrille de Moscou fasse de même: après la Turquie et l'Ukraine, il prévoit de visiter la Biélorussie en septembre et l'Égypte en novembre, annonce Mgr Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures.

Cette visite au Patriarche d'Alexandrie et de toute l'Afrique confirme l'intention du patriarche Cyrille de rencontrer les primats orthodoxes dans l'ordre des dytiques(1). Au cours de son voyage pastoral de 9 jours en Ukraine le patriarche de Moscou a visité 7 diocèses et 9 monastères. (cf. photo)

Il est incontestable que ces déplacements pastoraux illustrent le souci d'unité de l'Orthodoxie, que nous avons souligné à plusieurs reprises, et le rôle prépondérant que l'Église russe jouera pour y parvenir.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 8 Août 2009 à 12:07 | 6 commentaires | Permalien

Troisième Rome ou rêve de Byzance?
Les premiers déplacements à l'étranger du patriarche Cyrille de Moscou montrent un nouveau style et une nouvelle présence de l'Église russe dans le monde orthodoxe. La rencontre avec le patriarche Barthélemy de Constantinople, comme la visite pastorale en Ukraine (voir les notes et commentaires dédiés) démontrent son rayonnement bien au-delà des frontières de la Russie: dans son entretien avec le président Iouchtchenko, le patriarche Cyrille a souligné que dans le tomos du patriarche de Constantinople instituant le patriarcat de Moscou (1589) son titre était "Patriarche de Moscou, de Russie et de tous les pays du nord". Il n'en faut pas plus pour relancer les spéculations sur les idées "byzantines" qui ont, parfois effectivement fleuri en Russie.

Le Courrier de Russie avait publié un article sur ce sujet le 9 juillet et j'en reproduis ci-dessous in extenso la deuxième partie. Il fait un point complet de la question et donne un éclairage intéressant et réellement partagé par certains milieux intellectuels russes. De plus son style journalistique rend la lecture attrayante, même si le manque de sources référencées nous met dans l'impossibilité d'en vérifier toutes les assertions…

Article de Inna Doulkina, "C’est Byzance !" Le Courrier de Russie, 9 Juillet 2009
Rédigé par Vladimir Golovanow le 8 Août 2009 à 11:26 | 1 commentaire | Permalien

Mgr Paolo Pezzi, archevêque du diocèse catholique de la Mère de Dieu à Moscou, demande aux autorités moscovites un terrain ou un immeuble pour l'installation d'une nouvelle paroisse dans la capitale russe. Dans la lettre qu'il a transmise aux autorités de Moscou par l'intermédiaire du vice-maire S. Baïdakov, il note que l'Église catholique en Russie "a la possibilité d'exister paisiblement et de se développer, mais a besoin du soutien des autorités civiles".

L'archevêque souligne que les deux églises catholiques de Moscou - la cathédrale de l'Immaculée-Conception et Saint-Louis-des-Français sont surchargées: le dimanche, "jusqu'à 15 saintes messes sont célébrées dans la cathédrale". La troisième église se trouve à Lublino, un quartier éloigné du centre de la ville. Elle est toujours en travaux.

Mgr Paolo Pezzi demande également la restitution de la chapelle catholique Marie-Madeleine au cimetière Vvédenski de Moscou. De nombreux catholiques, dont des prêtres, sont enterrés près de cette chapelle où l'archevêque souhaite recommencer les offices à la mémoire des défunts.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 7 Août 2009 à 13:55 | 2 commentaires | Permalien

"Soljenitsyne et son héritage" avec Georges Nivat
Georges Nivat est un des plus éminents spécialistes de la Russie, de son histoire, de sa culture et de sa littérature.
Pour écouter l'émission cliquez sur le lien L'entretien commence à la suite des infos.


Nous évoquons avec lui son parcours bien sûr, et puisque nous commémorons aujourd’hui, le premier anniversaire de la mort de Alexandre Soljenitsyne – et que c’est un auteur qu’il a très bien connu et à qui il vient de consacrer une biographie - nous évoquons avec Georges Nivat le souvenir de cet auteur russe incontournable et trop mal connu en France.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 6 Août 2009 à 09:21 | -489 commentaire | Permalien

L'icône de la Mère de Dieu de Potchaiev
Aujourd'hui:

L'Église russe fait mémoire de l'apparition miraculeuse de la Mère de Dieu la très sainte et toujours vierge Marie, qui sauva le monastère de Potchaïev de l'attaque des Turcs et des Tatares en 1675.

L'icône de la Vierge de Potchaev (le patriarche Cyrille vient de se rendre en pèlerinage dans cette laure) a été révélée en 1340. Un moine eut la vision de la Vierge debout sur une pierre , entourée de flammes. Le moine appela un frère, un berger se joignit à eux, tous trois rendirent grâce à Dieu.

Une empreinte du pied droit de la Vierge resta gravée suer cette pierre....
Rédigé par Xenia Krivochéine le 5 Août 2009 à 10:25 | 2 commentaires | Permalien

Voici un article intéressant du quotidien français "Le Monde", signé par un de ses anciens directeurs, André Fontaine:

Courageux, beau gosse, cultivé, sportif, père de famille et mari exemplaire... ? N'en déplaise à ceux auxquels, sans le vouloir, il ne peut que porter ombrage, Barack Obama est actuellement l'homme d'Etat le plus influent et, en tout cas, le plus populaire de la planète. Il faut donc faire extrêmement attention à ce qu'il fait et à ce qu'il dit. Et notamment à la manière dont il a appelé de ses voeux, lors de son récent voyage à Moscou, "une Russie forte, pacifique et prospère", occupant "sa juste place de grande puissance", et affirmé sa conviction que "les jours où les empires pouvaient traiter les Etats souverains comme les pièces d'un jeu d'échecs sont finis".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 3 Août 2009 à 12:23 | 1 commentaire | Permalien

Le pèlerinage du patriarche en Ukraine: pasteur et diplomate
Venant après le succès de la rencontre avec le patriarche Barthélemy, cette visite pastorale de patriarche Cyrille de Moscou en Ukraine revêt une importance essentielle pour faire progresser l'unité de l'orthodoxie, que le patriarche Cyrille considère comme l'un de ses deux objectifs principaux(1). L'Église orthodoxe Ukrainienne constitue bien évidement une donnée essentielle dans ce processus: majoritaire dans le pays et comprenant autant de paroisses et de monastère qu'en Russie "intra muros", elle est divisée en 3 juridictions(2) – l'Église orthodoxe d'Ukraine (EOU), autonome au sein du patriarcat de Moscou, est très largement majoritaire (environ 9-10 000 paroisses), le "patriarcat de Kiev" (PK) autoproclamé, est une dissidence minoritaire (environ 1-2000 paroisses. Enfin "l'Église orthodoxe autocéphale ukrainienne" (EOAU) est une réimplantation de l'Église ukrainienne émigrée qui compte 2-300 paroisses … Le rassemblement de cette Église disloqué est donc un objectif majeur pour le Patriarche de Moscou.

Un article d'Alexis Makarkin (3) donne une analyse de ce voyage après la fin de sa première étape – Kiev.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 3 Août 2009 à 09:31 | 1 commentaire | Permalien

"L'Eglise et le monde"
A partir de septembre la chaîne "Vesti" diffusera une émission orthodoxe hebdomadaire
"L'Eglise et le monde"
.
Le responsable de cette émission sera Mgr Hilarion, président du département des relations ecclésiales extérieures du patriarcat de Moscou. Les spectateurs seront ainsi informés de la manière dont l'Eglise voit les grands problèmes de l'actualité. L'archevêque Hialrion répondra aux questions qui lui seront adressées par l'intermédiaire du site "vera.vesti.ru" ou celui de la revue "Neskoutchny Sad"

L'unde des rubriques sera intitulée "Dictionnaire orthodoxe", y seront explicités les fondements de la doctrine orthodoxe, de l'histoire de l'Eglise, de l'ordo... L'émission comportera également un sujet relatant la vie des saints.
Elle sera co-produite par Ivan Semionov, commentateur de la chaîne. Nos lecteurs peuvent regarder "Vesti.ru" sur leurs ordinateurs grâce au site

Nous annoncerons les horaires de "L'Eglise et les monde".

Rédigé par l'équipe de rédaction le 1 Août 2009 à 21:17 | 0 commentaire | Permalien

Le nom de l'Ukraine
En marge de la visite du patriarche Cyrille en Ukraine, le père André Kuraev (1) a émis une opinion originale sur le nom même du pays (2): d'après lui, ce nom provient d'un "sobriquet péjoratif" dont les Polonais ont affublé la région pendent leur domination (3).

En effet, "okraïna", d'où provient le nom, signifie extrémité, banlieue d'une ville, or "Kiev, la mère des villes russes, ne peut être une banlieue pour les Russes!" Les Russes ont toujours préféré le terme Petite Russie (Malorossia), nom officiel de la province dans l'Empire russe. Et il ne faut pas voir là un terme dévalorisant, inventé par les "Moskali" (nom péjoratif donné aux Russes par les Ukrainiens): ce qualificatif fut donné par les Grecs anciens, en transposant leur propre situation. En effet dans l'antiquité, "la Petite Grèce" était le cœur historique du pays, avec Athènes, Sparte… etc. alors que "la Grande Grèce" qualifiait les colonies, en particulier en Asie mineure…

Ainsi, 'la Petite Russie" serait le cœur historique, avec Kiev, et "la Grande Russie", une espèce de colonie de la première…

Je laisse au P. André la responsabilité de cette présentation. Mais le sens en est clair: pour l'Église orthodoxe russe, l'Ukraine revêt une importance capitale.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 1 Août 2009 à 17:05 | 0 commentaire | Permalien

La question de l'ordination des femmes
Comme le signale Orthodoxie.com, Mgr Séraphin, archevêque de Johannesbourg et de Pretoria (Patriarcat d'Alexandrie et de toute l'Afrique), a évoqué la question de l'ordination des femmes, y compris à la prêtrise dans un article récent publié par l'agence Romfea. Il a suggéré que ce sujet soit discuté lors du prochain grand concile et rappelle le rôle important des femmes dans l'Église primitive dans le témoignage, l'enseignement, la pastorale et l'action caritative. Il a également annoncé l'intention du Patriarcat d'Alexandrie d'examiner la possibilité d'une relance du diaconat féminin, tel que celui-ci existait aux premiers siècles. Hier, dans une déclaration, le Patriarcat d'Alexandrie a fait savoir que Mgr Séraphin avait exprimé son opinion personnelle sur cette question et non la position officielle de l'Église.

En fait les missions des diaconesses étaient variées et importantes: au-delà de l'action sociale et pastorale elle allaient jusqu'à l'administration des sacrements, puisque les diaconess assistaient l'évêque lors de du baptême et de la chrismation des femmes et portaient les Saints Dons aux femmes qui ne pouvaient assister à la Liturgie; le rite Byzantin d'ordination était le même que pour les diacres et les épouses des évêques étaient systématiquement ordonnées.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 31 Juillet 2009 à 17:32 | 35 commentaires | Permalien

Voilà une analyse intéressante publiée dans The Guardian. Très surprenant, surtout en comparaison avec les sottises qu'écrit parfois l'Agence France Presse:

Patriarch Kirill isn't doing Russia's bidding in Ukraine. What he wants is a unified, independent Orthodox church

This week's visit by Russia's Orthodox patriarch, Kirill, to neighbouring Ukraine has been the subject of some controversy. Many suspect that Kirill is the Kremlin's cleric, intent on advancing a pro-Russian agenda. The accusation is that his presence will precipitate the looming schism among rival Ukrainian Orthodox churches.

However, one of the key priorities of Kirill's patriarchal reign is to improve relations among Orthodox churches weakened by divisions and conflict. These divisions have a long history, but tensions flared up in the early 1990s when the Soviet Union collapsed and was replaced by newly independent states that sought to bolster their autocephalous national churches, with their own patriarchs and full jurisdictional authority.

Since then, Ukrainian Orthodoxy has been split between those who pledge loyalty to the Moscow patriarchate and those who seek to establish a fully independent body under the aegis of the Kiev patriarchate, which is considered schismatic by the Russian Orthodox church. Kirill's visit in the Ukraine seeks to avoid a full-blown schism.
Rédigé par l'équipe rédaction le 28 Juillet 2009 à 23:46 | 5 commentaires | Permalien

Nous vous proposons ici un extrait du la conférence de presse du patriarche Cyrille de Moscou aux journalistes ukrainiens, publié sur le site de l'Église orthodoxe russe en France.

En répondant aux questions des journalistes ukrainiens, la veille de sa visite en Ukraine, le patriarche Cyrille de Moscou a mis l'accent sur le fait que "l'Église orthodoxe russe n'est pas l'Église de la Fédération de Russie", dans la mesure où la majeure partie de ses évêques et communautés se trouve en dehors de la Russie.

"C'est pourquoi, lorsque nous parlons du patriotisme, nous ne pensons pas au patriotisme des citoyens de la Fédération de Russie, en tout cas pas seulement. Nous parlons de l'amour de tout membre de l'Église pour le pays ou l'ethos auxquels il s'identifie. Pour cette raison, le patriotisme chrétien est différent du nationalisme. Ce patriotisme est toujours équilibré par l'universalisme chrétien, ce qui n'est pas le cas du nationalisme", a ajouté le patriarche.

"L'universalisme chrétien procure à l'homme un fondement éthique très solide de telle sorte que l'amour qu'il a pour son peuple, la fidélité qu'il a à son pays sont toujours équilibrés par les valeurs humaines universelles, dans le sens chrétien du terme", a souligné le patriarche.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 27 Juillet 2009 à 16:34 | 1 commentaire | Permalien

Bernard Kouchner vient de créer un pôle religions au Quai d’Orsay, une première en France
Le quotidien Le Monde publie le 26 juillet un article sur une nouvelle initiative du Ministère français des affaires étrangères:

Certains ne manqueront pas d'y voir un nouveau signe de la "laïcité positive" prônée par le président de la République, Nicolas Sarkozy. D'autres, un esprit du temps qui confère aux religions un rôle-clé dans le supposé clash des civilisations. Depuis le 1er juin, un pôle religions s'est installé au sein de la direction de la prospective du ministère des affaires étrangères, une première en France.

Le ministre Bernard Kouchner, à l'origine de cette création, y voit, lui, "un effet de la mondialisation" et une nécessaire "modernisation" des mentalités. La réflexion pour une prise en compte de paramètres religieux était "insuffisante" au sein de la diplomatie française, assure le ministre. "On a intégré la démographie, l'écologie et les pandémies à la réflexion stratégique, pourquoi pas les religions ? Toutes les guerres que j'ai connues comportaient à des degrés divers des histoires de religion", assure-t-il, dans une allusion aux conflits du Kosovo, du Sri Lanka ou du Liban, qu'il a particulièrement suivis.

"Dans certains pays, faire de la politique, c'est parler religion, et inversement. On ne peut pas l'ignorer", défend aussi le responsable du nouveau pôle, Joseph Maïla, spécialiste de l'islam et de la sociologie des conflits, fondateur de l'Institut de formation à la médiation et à la négociation. Et de citer les points chauds de la planète que sont l'Afghanistan, le Pakistan, l'Irak ou l'Iran.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 26 Juillet 2009 à 15:36 | 11 commentaires | Permalien

L'agence catholique Zenit a publié hier l'information suivante sur l'introduction des cours de religion dans les écoles en Russie:

ROME, Vendredi 24 Juillet 2009 (ZENIT.org) - Dès septembre 2009, des cours de religion seront introduits dans le cursus scolaire en Russie, du primaire jusqu'à la fin du secondaire. Ces cours seront dispensés au choix sur l'orthodoxie, l'islam, le bouddhisme, le judaïsme, ou un enseignement sur l' « éthique de la culture laïque » pour les jeunes non croyants.

Mgr Paolo Pezzi, archevêque de la Mère de Dieu, à Moscou, a déclaré réserver un « accueil positif » à cette mesure, même si l'Église catholique n'est pas concernée. Sur Radio Vatican, il a salué cette mesure qui «tient compte du fait que là où il y a une majorité religieuse déterminée, il y a la possibilité d'enseigner d'autres religions».

Les catholiques « en tant que minorité, ne rentrent pas dans ce plan d'enseignement officiel », a-t-il regretté. Mais « si dans certaines écoles la présence d'élèves catholiques est telle qu'elle justifie la formation d'un groupe, nous évaluons l'idée de demander cette possibilité », a-t-il expliqué.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 25 Juillet 2009 à 02:46 | 0 commentaire | Permalien

1 ... « 277 278 279 280 281 282 283 » ... 294


Recherche



Derniers commentaires


RSS ATOM RSS comment PODCAST Mobile